Saga Sandra Bullock

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camarade totoff
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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar camarade totoff » mer. janv. 25, 2017 1:51 pm

Les flingueuses (The Heat) **

Résumé
Pour espérer décrocher une promotion, l’agent spécial du FBI Sarah Ashburn est envoyée à Boston enquêter sur un mystérieux trafiquant de drogue nommé Larkin. Sur place, elle va devoir faire équipe avec l’impétueuse Shannon Mullins.

Critique
Un film ambivalent. S’il n’a pas une once d’originalité (un duo de policiers mal assortis, ça ne vous rappelle personne ?), s’il tombe souvent dans le grossier et le ridicule, il se suit pourtant avec un certain plaisir. L’enquête policière est honnêtement menée et c’est la partie la plus solide et la plus convaincante du film. Pour ce qui est de la partie « comédie », c’est plus partagé.

Classiquement, le film commence par présenter séparément les héroïnes. D’un côté, la brillante mais arrogante Sarah Ashburn. De l’autre, la volcanique Shannon Mullins. L’une porte le tailleur réglementaire avec la raideur tout aussi réglementaire. L’autre est simplement vêtue. La rencontre va se faire tout aussi classiquement de manière explosive ; Mullins n’appréciant pas – et le faisant savoir dans un langage fleuri – qu’Ashburn interroge le revendeur de drogue qu’elle avait coffré. On a là une première – en fait seconde avec l’interpellation du dénommé Rojas – illustration d’une grave faiblesse du film : des scènes censées être drôles mais trop longues et plombées par l’exubérance de Mélissa McCarthy qui se les approprie en en faisant beaucoup trop. Mullins est directe, grossière et expansive : elle a trouvé son interprète idéale mais c’est vite agaçant. Evidemment, le supérieur d’Ashburn préconise la coopération. On se dit vite que les scènes de comédie vont être les moments pénibles du film.

L’interrogatoire de la dénommée Tatiana – mal fringuée et d’une vulgarité – ne sert pratiquement qu’à présenter deux méthodes différentes d’interrogatoire : posée pour l’une, directe pour l’autre. Un mégot va les orienter vers un dénommé Hank. Lequel sort dans un club. Pour permettre de coller un mouchard dans son téléphone, elles entrent dans le club. Evidemment, le look d’Ashburn ne colle pas. Elle a donc droit à un « relooking » sauvage. Le résultat est atroce et heureusement que Sandra Bullock est une belle femme. Au terme d’une opération compliquée, longue et un peu ridicule, elles arrivent à leurs fins. Heureusement, sinon on avait perdu 15 minutes.

C’est le moment de compliquer la chose en faisant intervenir la DEA ! L’agence anti-drogue surveillait Hank pour remonter jusqu’à Larkin et l’enquête des deux femmes gêne. Les agents présentés sont caricaturaux : un albinos misogyne et d’une grossièreté égale à celle de Mullins et son équipier fadasse échappé d’une promo de mannequin. Le scénario arrive quand même à placer un élément important : Mullins a vu son frère Jason sur une des vidéos de la DEA. C’est l’occasion pour Mélissa McCarthy de se calmer un peu et de jouer, pas trop mal en plus, sur une corde un peu plus sensible. Le gag, c’est que c’est un ancien toxico que sa sœur a mis en tôle ! D’où une ambiance peu conviviale quand elles arrivent le lendemain chez les Mullins. On ne s’attardera pas sur ce rassemblement de bulbes racornis et on se demande à quoi carburait la scénariste quand elle a commis son texte. Et parfois, il faut couper pour que le passage soit plus efficace.

En effet, après ces dix minutes de hurlements et de grossièretés, on a un indice : un entrepôt où, après les péripéties réglementaires, elles arrêtent un dénommé Julian. La méthode Mullins l’apparenterait à Martin Riggs mais avec quelques crans de talents en moins. L’actrice en fait vraiment trop. Après la complication administrative habituelle, et une scène de beuverie qui, non seulement est beaucoup trop longue, mais sombre dans le ridicule minute après minutes. Sandra Bullock est excellente dans la comédie mais, là, elle est larguée ! Sans surprise, Melissa McCarthy s’éclate et vampirise la scène.

Le lendemain, la voiture d’Ashburn explose ! La DEA accuse les deux enquêtrices d’avoir compromis leur enquête en se faisant griller par Larkin qui les connaît désormais. C’est une scène répétitive. Seule la présence de Hale, le supérieur d’Ashburn, change les choses mais, évidemment, il donne tort à son agent. Mullins a un scoop : elle pense qu’il y a une taupe chez les Fédéraux. En voilà une idée qu’elle est originale ! Prenons un pari : vu que le FBI se limite à Hale, Ashburn et l’agent Lévy qui est « l’assistant » d’Ashburn (bon numéro de Marlon Wayans), c’est sans doute à la DEA qu’il se cache. Le scénario, très subtil, permet de le repérer très vite.

Après une opération ratée, mais où le frère de Mullins est gravement blessé (on a un moment dramatique solide), Ashburn est rappelée à New York. Curieusement, par un effet d’ellipse qu’on ne s’explique pas très bien, elle n’est pas partie (on l’a pourtant vu faire ses cartons et rendre le dossier à Lévy), et, avec Mullins, elles poursuivent l’enquête à la manière du Panzer en campagne. Un nouvel interrogatoire de Rojas – qui se termine par une chute ridicule – les mets sur la piste d’un entrepôt où Larkin va aller faire des affaires. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?

On se doute que les choses vont mal tourner malgré l’arsenal des deux femmes. Arsenal que Mullins planque dans un frigo ! A la première apparition dudit arsenal, le spectateur le plus endormi va deviner quelle arme sera utilisée le moment venu. De façon très courue, on a donc la scène d’interrogatoire (même si le couteau dans la jambe de Sandra, ça, c’est un détail original dont on se serait passé), puis l’arrivée de la cavalerie, le traître est démasqué, il s’enfuit, elles le retrouvent et le neutralisent. Au moins, c’est filmé de manière dynamique. Pour cela, on ne s’ennuie pas. Le final est sympathique et fait sourire.

Anecdotes :
Sortie US : 28 juin 2013 Sortie France : 21 août 2013
Le film a coûté 43 millions $ et en a rapporté 209.
Réalisateur : Paul Feig. Réalisateur américain, on lui doit Enfants non accompagnés (2006), Mes meilleures amies (2011), Spy (2015), SOS Fantômes (2016)
Scénariste : Katie Dippold. Scénariste américaine, elle a beaucoup écrit pour la télévision (Parks and Recreation). Les flingueuses est son premier scénario pour le cinéma. Elle a aussi écrit celui SOS Fantômes.
Pour paraître crédible dans son rôle de flic, Melissa McCarthy confie avoir été entraînée par un policier de Boston, et être allée dans un stand de tir : "Il ne s’agissait pas tant d’apprendre à tirer que de savoir comment manier une arme. Je voulais m’assurer d’avoir l’air d’une policière sûre d’elle, qui a l’habitude de porter un pistolet au quotidien depuis plus de quinze ans". Elle ajoute, à propos de Sandra Bullock, sa partenaire dans le film : "Sandra avait déjà pas mal d’expérience dans ce domaine, elle a donc tout de suite repris le coup de main". Pour les deux actrices, tenir correctement une arme, est aussi un respect des normes de sécurité : "Pendant le tournage, personne ne touchait à une arme avant d’être sûr que le barillet soit vide - nous comptions les balles pour être absolument certains", explique Sandra Bullock.
Durant le tournage, le réalisateur Paul Feig a laissé une certaine place à l’improvisation, comme en témoigne Melissa McCarthy : "La manière de travailler que nous avons adoptée sur ce film, consiste à improviser très souvent, mais par petites touches. Les règles sont les suivantes : ne jamais se détourner du script pour faire prendre à l’histoire une direction différente, et ne jamais aller dans l’excès". C'est à partir de ce principe d'improvisation que la simple ligne de dialogue "Quelqu’un a-t-il vu les couilles du commissaire ?", présente dans le scénario, a été transformée par l'actrice en un véritable monologue !
Spoken Reasons, qui incarne dans le film Rojas, s'est prêté au jeu des cascades malgré son inexpérience. En effet, lors de la scène dans laquelle les deux femmes le suspendent par les pieds au-dessus d'un balcon, l'acteur était réellement pendu dans le vide depuis le troisième étage d'un bâtiment, retenu par un simple câble, évitant ainsi le recours à des images de synthèse ou à un fond vert.
Le type à qui Mullins fait avec une scène dans le bar est dans la vie réelle le mari de Melissa McCarthy, Ben Falcone.
L'annuaire d'Ashburn est l'annuaire 1982 de Sandra Bullock de l'école secondaire Washington-Lee à Arlington, en Virginie. Le département d'art a numériquement manipulé son image pour inclure des lunettes et des prothèses.
C’est la troisième fois que Sandra Bullock incarne un agent du FBI.
Le quinzième film le plus lucratif de 2013.
C’est la dernière fois que la 20th Century Fox utilise le logo "A News Corporation Company"
Craig (Dan Bakkedahl), que d'autres personnages pensent à plusieurs reprises être un méchant parce qu'il est un albinos, est une parodie du lieu commun «albinos vilains» devenu de plus en plus répandue dans les films depuis les années 1980 : L'arme fatale (1987), Retour à Cold Mountain (2003), Hellboy II - Les légions d'or maudites (2008), Da Vinci Code (2006).
Paul Feig fait une apparition en directeur de l’hôpital.
Melissa McCarthy/Shannon Mullins : actrice américaine, elle tourne tant au cinéma qu’à la télévision. Elle a notamment joué dans les séries Gilmore Girls (2000-2006), Samatha Qui ? (2007-2008) et Mike et Molly (2010-2016). Au cinéma, elle a tourné dans Charlie et ses drôles de dames (2000), Mes meilleures amies (2011), 40 ans, mode d’emploi (2012), Very bad trip 3 (2013), Spy (2015), SOS Fantômes (2016)
Demian Bichir/Hale : acteur mexicain d’origine libanaise, il mène une carrière internationale : Che (2008), Savages (2012), Machete Kills (2013), Les Huit salopards (2015).
Taran Killian/Adam : acteur américain, il a peu tourné pour le cinéma (12 years a slave, 2013 ; Ninja Turtles, 2014) mais plus souvent à la télévision : Roswell (2001), Boston Public (2004), How i met your mother (6 épisodes, 2006-2014), Scrubs (2009).
Michael McDonald/Julian : acteur américain, vu au cinéma dans Austin Powers (1997), Austin Powers : l’espion qui m’a tiré (1999), Goldmember (2002), Spy (2015). On le voit plus souvent à la télévision : La vie de famille (1993), Seinfeld (1995-1996), 7 à la maison (2005-2006), Scrubs (2001-2009), Cougar Town (2011), Web therapy (2010-2013).
Marlon Wayans/Lévy : acteur américain, vu dans Scary Movie (2000), Requiem for a dream (2000), Scary Movie 2 (2001), Ladykillers (2004), GI Joe (2009).
Michael Rapaport/Jason : acteur américain, vu dans Nom de code : Nina (1993), Maudite Aphrodite (1995), Peur bleue (1999), Les chemins de la dignité (2000), Hitch, expert en séduction (2005), Sully (2016). Il a joué aussi pour la télévision : Le Prince de Bel-Air (1993), Urgences (1998), Friends (1999), Boston Public (2005), Earl (2008), Justified (2014)
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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar camarade totoff » mar. janv. 31, 2017 10:21 pm

Gravity (Gravity) *****

Résumé
Lors d’une banale sortie dans l’espace, la spécialiste en ingénierie médicale Ryan Stone se retrouve prise dans une catastrophe et, très vite, seule.

Critique
Un chef-d’œuvre. Une histoire solide, une réalisation magistrale, une orchestration au cordeau et Sandra Bullock magnifique.

Déjà, le film commence par quelques brefs messages écrits angoissants puis on passe à un plan-séquence qui se déroule lentement quasi-silencieusement et permet d’admirer la Terre depuis l’espace. C’est absolument magnifique. C’est d’abord par la parole que l’on prend contact avec les personnages. Avec brio, ce film va passer du dialogue au silence, du monologue au bruitage créant un rythme propre et une tension aux moments opportuns. Il n’y a jamais de chute de rythme. C’est une mission on ne peut plus banale consistant à réparer un élément du télescope Hubble. A 6’56, « Houston » annonce que les Russes ont détruit un de leur satellite et que cela a créé des débris. L’annonce survient alors que tout est calme, posé, presque lent. A 10’16, « Houston » annule la mission : les débris en ont créé d’autres. Une réaction en chaîne incontrôlable menace les astronautes. La musique change (superbe travail de Stephen Price tout du long) et la tension monte. Chaque seconde aggrave la situation. A 12’56, plus de contact avec « Houston » qu’on ne retrouvera plus.

Le spectateur a sa première crise d’angoisse lorsque le docteur Ryan Stone est entraînée par un bras mécanique et propulsée dans l’espace ! Elle est désorientée et nous avec. Dans le vide, si quelqu’un peut vous entendre crier, vous ne vous repérez pas facilement. Alfonso Cuaron filme le mouvement de Sandra Bullock comme une chute dans le vide. C’est saisissant et effrayant. Il y a près de cinq minutes de solitude avant qu’elle ne soit récupérée par le commandant de mission Matthew Kowalski auquel George Clooney prête son talent et son humour. Il en sera d’ailleurs l’unique promoteur ! Le casting a bien fait les choses. Stone est médecin et novice à la Nasa. Sandra restitue avec conviction cet amateurisme au bon sens du terme. On notera aussi que l’actrice interprète une femme célibataire et travailleuse. Par contre, lorsqu’elle raconte la perte de son enfant par Ryan c’est très émouvant. A ses côtés, George Clooney est mesuré, presque sobre et il est convainquant dans son rôle de professionnel de l’espace. En quelque sorte, il est le mentor de Ryan. Il la guide et la rassure. A 20’, Kowalski enclenche un minuteur. Dans 90 minutes, les débris repasseront.

La première pluie a détruit le module Explorer et tué ses occupants. Il n’en reste plus que deux. Les consignes que donnent Kowalski seront aussi le guide de l’action à venir. En fixant des objectifs, le scénario crée sa propre tension. Savoir où l’on va ne garantit pas que l’on y arrivera. Avec un sens de l’humour savoureux, Cuaron filme la traversée vers l’International Space Station (station spatiale internationale, ISS) avec lenteur, aurore au coin de la Terre…sur fond de musique country ! Cette brève légèreté, malgré la tristesse du récit de la mort de la fille de Ryan, fait du bien et permet de récupérer avant la nouvelle angoisse : plus d’oxygène pour elle ! Du coup, la lenteur de l’avancée devient anxiogène !

Un second événement grave survient alors : Kowalski ne peut s’arrimer à l’ISS et choisit de se sacrifier pour que Ryan ait une chance. A 33’, Sandra est seule. A 36’, on n’entend plus la voix de George Clooney. C’est lourd mais l’urgence ne permet pas de s’apitoyer sur son sort et c’est lui-même qui guide Ryan. Désormais, Sandra va assumer seule le poids du film et, expérience aidant, elle ne faillira pas. L’entrée de Ryan dans l’ISS est filmée un instant en caméra objective, ce qui renforce l’identification et nous skotche davantage. C’est le silence à l’exception de la respiration haletante de Ryan. L’angoisse est montée d’un cran mais elle n’est même pas à son maximum. Pour Ryan, ce n’est qu’une halte car l’ISS est en ruine. Dans un moment symbolique, elle s’accorde une pause en position fœtale. A 42’ brusque poussée de tension : il y a le feu à l’ISS ! Rien de surprenant en fait. Si l’on a été attentif, un détail l’a fait subodorer cinq minutes avant. Cela se voit toutefois mieux au deuxième ou troisième visionnage. Un feu qui devient incontrôlable mais Ryan parvient à entrer dans le module Soyouz. Son objectif – ainsi que l’avait défini Kowalski – est la station chinoise dont le vaisseau lui permettra le retour. La Chine, dernier espoir de l’Amérique !

Après un désarrimage en silence filmé « de l’extérieur », le module reste coincé par son parachute empêtré dans les ruines de la satation ! Un détail que nous avions entendu auparavant. Ryan doit effectuer une sortie alors qu’il ne lui reste plus que sept minutes avant le retour du jet de débris. Cette sortie se fait dans le silence avec juste le bruit de respiration et peu de texte. C’est d’abord dans son regard que l’on voit le désastre arriver avant que la caméra ne nous le montre sans se presser. La destruction de l’ISS est d’autant plus spectaculaire qu’elle se fait sans bruit, juste avec un fond musical puis le cri de Ryan.

Le module ne fonctionne pas ; il n’a plus de carburant. Le désespoir envahit Ryan puis c’est le froid. Ryan capte une voix terrestre mais étrangère. Elle a un sourire triste, un bref instant de joie effrayante avant de s’abandonner. Avec une force qui nous inflige une claque, nous submerge de tristesse et noue la gorge, Sandra donne vie à la peur de la mort qui terrorise Ryan : peur de mourir, peur de mourir seule, peur de mourir sans que personne ne la pleure ni maintenant ni jamais. A 1H01’20’’ coup de théâtre avec le retour de Kowalski ! Lorsque venant de l’espace, il ouvre le hublot pour entrer, le silence le plus absolu se fait et dure 34’’ ; c’est infini ! Il donne un conseil pour s’en aller, quelque chose que Ryan est censée savoir. C’est son subconscient qui a parlé car elle est bel et bien seule mais le bref retour de George Clooney (environ trois minutes) a allégé l’atmosphère et redonné un but à Ryan. Avec un petit sourire, Ryan demande à l’absent d’embrasser sa fille pour elle et qu’elle ne renonce pas. On reprend espoir et on a les yeux légèrement embués.

Arriver à la station chinoise ne se fait pas sans mal surtout que tout tremble et secoue et que la tension n’est pas le moins du monde retombée. Mais, désormais, Ryan a retrouvé sa force mentale et nous l’accompagnons avec la certitude qu’elle va réussir. La descente du module vers la Terre dans une pluie d’étoiles filantes est magnifique et spectaculaire. La musique s’estompe avec l’entrée dans l’atmosphère puis cesse lorsque le module tombe à l’eau et que l’eau entre. Lorsque Ryan est entraînée au fond par sa combinaison dont elle doit se débarrasser, le réalisateur, avec un sens de l’angoisse et un humour noir certain, choisit de montrer une grenouille qui, elle, remonte vers la surface, laissant Ryan hors champ ! Juste une seconde. Juste une seconde où on l’a maudit avant de le bénir. Ryan fait surface et reprend contact avec la terre. Symboliquement là encore (et c’est très cohérent), elle sort de l’eau, se redresse et se met en marche ; métaphore de l’Humanité.

Anecdotes :
Sortie US : 4 octobre 2013 Sortie France : 24 octobre 2013
Le film a coûté millions 100 $ et en a rapporté 716.
Réalisateur : Alfonso Cuaron. Réalisateur, scénariste et producteur mexicain, il est engagé à Hollywood où il réalise La petite princesse (1995). Remarqué, le film lance sa carrière américaine. On lui doit ensuite Harry Potter et le prisonnier d’Azkhaban (2004) et Les Fils de l’Homme (2006).
Scénaristes : Alfonso et Jonas Cuaron et Rodrigo Garcia. Jonas Cuaron est le fils d’Alfonso. Il a écrit et réalisé Desierto (2015). Rodrigo Garcia, réalisateur et scénariste colombien. On lui doit Ce que je sais d’elle…d’un simple regard (2000), Les Passagers (2008), Albert Nobbs (20011), Last Day in desert (2015). Il a aussi officié pour la télévision : Six Feet Under (2001-2005), En analyse (2008)
L’humoriste américaine Tina Fey a ainsi décrit le film : « [Gravity], c’est l’histoire de George Clooney qui préfère dériver dans l’espace et mourir plutôt que de rester une minute de plus avec une femme de son âge »
Le film a remporté l’Oscar de la meilleure musique.
Les satellites hors d'usage et les déchets laissés par d'anciennes missions spatiales ont engendré une quantité importante de débris risquant de provoquer un accident. C'est un phénomène réel, baptisé "syndrome de Kessler" par la NASA.
L’essentiel du long-métrage est le résultat d’un mélange entre infographie et animation. Pendant la phase de prévisualisation, les équipes ont élaboré intégralement le film par ordinateur.
Sandra Bullock et Alfonso Cuarón ont fait évoluer le personnage de Ryan à mesure du tournage, mais certaines idées étaient bien arrêtées en amont. "Il était crucial, à nos yeux, que le personnage central soit une femme car on se disait qu'il y avait un lien vital entre sa présence maternelle et la Terre", indique Jonás Cuarón. Pour lui, il était également nécessaire que cette femme soit une astronaute novice : "Elle a subi un entraînement, mais (...) quand la navette est détruite, elle ne sait pas du tout comment gérer une telle situation de crise", précise-t-il. "Pour que l'ensemble soit cohérent, il nous fallait aussi une sorte de mentor », ajoute Alfonso Cuarón. D'où la présence du personnage de George Clooney.
Afin de pouvoir rendre compte de la gravité "zéro", les équipes de Gravity ont mis au point une technologie inédite, la "Light Box" : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d'offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n'aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l'espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur. L'équipe a dû inventer une caméra assez petite et maniable pour enregistrer dedans. Pour les mouvements des acteurs, une plaque tournante était installée sous le plancher, les renversant ou les soulevant. Un dispositif, le "système de cœur-à-cœur", faisait tournoyer Sandra Bullock et George Clooney face à face.
Pour le réalisateur, Alfonso Cuarón, Gravity est aussi un film sur la solitude. Pendant le tournage, Sandra Bullock était souvent isolée dans la Light Box avec pour seul moyen de communication un dispositif d'oreillette, et un panel assez large de sons et de bruitages dans son casque, lui permettant de caler les émotions qu'elle devait exprimer.
Les équipes des effets visuels ont imaginé un dispositif d'une douzaine de câbles pour créer l'illusion que Sandra Bullock flottait en apesanteur. Les câbles classiques ne rendaient pas l'effet désiré. Il a donc été mis au point un système de câbles pouvant être manœuvré manuellement ou par télécommande grâce à une réplique miniature informatisée du mécanisme. Six câbles étaient attachés à ses épaules, six autres à sa taille, de chaque côté, pour éviter l'effet de balancier, et le système a été manipulé et piloté par des marionnettistes. Enfin, pour certaines séquences, d'autres dispositifs auxquels les acteurs étaient attachés permettaient de les faire pivoter à des degrés divers, et des bras robotisés identiques à ceux utilisés dans l'industrie automobile ont rendu possible un certain nombre de plans.
La NASA a coopéré lors des recherches, fournissant à l'équipe de Gravity de nombreux éléments de documentation.
L'apesanteur ajoutant de la difficulté à l'animation virtuelle, les animateurs ont fait appel à un outil baptisé "simulateur de la poupée de chiffon". Il s'agit d'un petit personnage souple qu'on peut lancer dans l'espace virtuel et qui simulait les mouvements du corps humain.
Les décors virtuels constituent la majeure partie des décors du film. "Nous avons imaginé des décors entiers sur ordinateur (…)", note le chef décorateur Andy Nicholson. Ses équipes ont utilisé les photos des vaisseaux existants et les "infos techniques tombées dans le domaine public" pour obtenir les décors les plus réalistes. Une démarche étape par étape : mise au point des « environnements infographiques » (en images numériques) rudimentaires, évaluation de leur crédibilité, validation par le réalisateur, puis perfectionnement jusqu’au résultat final.
Une coach de mouvement a appris à Sandra Bullock à se déplacer comme si elle était en apesanteur. La difficulté principale consistait à se mouvoir plus lentement, tout en parlant à une vitesse habituelle.
James Cameron a déclaré que Gravity était le "meilleur film sur l'espace jamais réalisé" !
A l'origine, le rôle tenu par Sandra Bullock devait être joué par Angelina Jolie. Lorsque cette dernière a abandonné le projet, parmi les candidates les plus sérieuses, on peut citer Scarlett Johansson, Blake Lively et Natalie Portman. Quant au personnage de George Clooney, il était prévu qu'il soit campé par Robert Downey Jr. Alfonso Cuarón a expliqué ensuite que le style de jeu de celui-ci n'était pas tout à fait compatible avec les technologies utilisées, et que cela l'aurait beaucoup limité. De plus, l'agenda du comédien était déjà très chargé.
Gravity a fait l'ouverture de la Mostra de Venise le 28 août 2013, où il a été projeté hors compétition.
La voix que l'on peut entendre dans le haut-parleur de la navette lorsque les astronautes contactent Houston est celle de l'acteur Ed Harris. Il s'agit d'un clin d'œil à son rôle d'expert de la NASA dans Apollo 13.
George Clooney/Matt Kowalski : acteur, réalisateur et producteur américain, il accède à la célébrité grâce à la série Urgences (1993-1998). Depuis, parmi sa belle filmographie, on peut citer : Batman et Robin (1997), O’Brother (2000, Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie), Ocean’s Eleven (2001), Confession d’un homme dangereux (+real), 2002), Syriana (2005, Golden Globe et Oscar du meilleur acteur dans un second rôle), Jeux de dupes (+real, 2008), The American (2010), The Descendant (2011, Golden Globe du meilleur acteur), Monument Men (+real, 2014), Money Monster (2016).
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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar Pascal43443 » mer. févr. 01, 2017 9:56 am

Salut. Sandra Bullock est une très bonne actrice. Mes films préférés avec la comédienne américaine à l’affiche sont « Prémonitions », « Miss FBI : divinement armée » ainsi que « La Proposition », entre autres. J’ai vu ces longs-métrages à plusieurs reprises. J’adore les histoires ! Ta critique, que tu présentes, ne manque pas de détails. Bravo !

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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar camarade totoff » mer. févr. 01, 2017 1:54 pm

Bonjour Pascal, ravi de voir que tu es un fan de cette grande actrice ! Bon choix selon moi que "La Proposition", son 2ème meilleur film après "Gravity".

J'ai apprécié "Prémontions". Par contre, je suis très sévère avec "Miss FBI" (je te renvoie à la rubrique "Hors série/saga Sandra Bullock" pour les détails) que je trouve être son 2ème plus mauvais film (juste devant "Ainsi va la vie").
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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar Pascal43443 » ven. févr. 10, 2017 11:56 am

Salut ! Gravity est également un bon film. :) Je ne manquerai pas de jeter un œil à cette rubrique.

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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar Steed3003 » lun. févr. 20, 2017 1:53 pm

Les quatre dernières chroniques de la Saga Sandra Bullock sont en ligne :
Extrêmement fort et incroyablement près (2011) : http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... ement-pres
All About Steve (2011) : http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... bout-steve
Les flingueuses (2013) : http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... lingueuses
Gravity (2013) : http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... ck/gravity

Le classement Sandra Bullock du pire film au meilleur film est en ligne :
http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... lleur-film
LE site sur les plus grandes séries TV et sagas cultes du cinéma : http://lemondedesavengers.fr
LE forum des passionnés : http://lemondedesavengers.fr/forum

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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar Dearesttara » lun. févr. 20, 2017 7:18 pm

Bravo au Camarade et à Steed ! Prochain rendez-vous pris pour Ocean's Eight, je suppose ?
D'après une théorie, le jour où on découvrira à quoi sert l'Univers, ledit Univers disparaîtra pour se voir remplacé par quelque chose d'encore plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite (Douglas Adams)

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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar camarade totoff » mar. févr. 21, 2017 1:59 pm

J'attends Ocean's Eight avec impatience en effet ! Depuis Gravity, Sandra Bullock avait doublé Scarlett dans Les Minions et tourné Our Band In Crisis (2015), sorti directement en VOD. Alors un peu que je l'attends et que je le chroniquerai !
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Re: Saga Sandra Bullock

Messagepar camarade totoff » ven. mars 31, 2017 3:42 pm

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