Cannon (1971-1976)

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Denis
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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Denis » dim. févr. 12, 2017 2:25 pm

Sondra Locke dans un Cannon...je ne savais pas !
Chapeau melon et bottes de cuir est un témoignage historique et un refuge de valeurs dans une Grande-Bretagne devenue excessivement multiculturelle dont les traditions tendent à se liquéfier en magma insipide (critique de Bright Horizon).

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Patricks
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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » dim. févr. 12, 2017 5:10 pm

05-08- Pris entre deux feux (The man in the middle) **

Scénario : Richard Landau. Réalisation : Allen Reisner.

Résumé

Pour rendre service à un ami mourant sur un lit d’hôpital, Walt Morgan,, Cannon accepte d’aller au Mexique récupérer la dépouille de son fils et de découvrir son meurtrier.

La critique

Cet épisode est un décevant, car le script au départ promet monts et merveilles, une virée dangereuse au Mexique, et à l’arrivée, l’intrigue banale ne permet pas de coups d’éclats.

Cannon respecte sa promesse et retrouve le fils, mais bien vivant, il s’agit d’Ernie Morgan (Chris Robinson). Auparavant, Cannon a affaire à sa fiancée, Maria (Christine Avila surjoue le personnage exotique de mexicaine) et à l’énigmatique gangster en fauteuil roulant, Nelson Brill (Stuart Whitman).

Certes, dans ce Mexique de carte postale, le voyage de Cannon n’est pas de tout repos, mais nous sommes bien en dessous du niveau habituel de la série. Notre héros passera quelques sales moments pour avoir voulu découvrir la vérité. Au passage, Maria est l’épouse d’Ernie.

Après la poursuite en voiture traditionnelle, Cannon affronte Nelson Brill. Stuart Whitman nous fait oublier qu’il joue un handicapé, faisant du sport en salle, prenant des coups de téléphone au bord de sa piscine. Quand il fait de la plongée sous marine, on n’y croit plus.

L’épisode est plus violent que de coutume, lorsque Brill tue d’un coup de harpon Ernie, et envoie une flèche à Cannon. Ce dernier l’expédiera à un requin. Quant à Maria, on la retrouve morte au pied de l’autel dans une église.

La fin est un peu bâclée, pas de transition entre notre héros blessé par le harpon puis revenu en Amérique au chevet de Walt Morgan. On ne peut parler de happy end.

Ce qui sauve l’épisode de la note minimale, c’est le directeur de la photographie qui nous propose de splendides vues maritimes. Nous sommes loin des séries tournées en studio, auxquelles en 1975, le téléspectateur n’adhère plus.

Anecdotes

Stuart Whitman (1928-) est célèbre pour la série western Cimarron. Il a aussi joué avec John Wayne Les comancheros. En 1981, il a fait une belle prestation dans un film d’épouvante britannique de Roy Ward Baker, Le club des monstres.

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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » sam. févr. 18, 2017 2:46 pm

05-09- Le bouc émissaire (Fall guy) *

Scénario : Howard Dimsdale. Réalisation : Lawrence Dobkin.

Résumé

Cannon doit aider Mike Marsh, co-directeur d’une compagnie pétrolière, accusé à tort de détournement de fonds par la toute puissante Vivian Kaid.


La critique

Je suis toujours déçu de voir que Vera Miles, après une belle carrière au cinéma, en fut réduite à accepter des rôles plus ou moins réussis à la télévision.

Ici, Vera Miles interprète un personnage des plus antipathiques, Vivian Kaid. Cannon se ballade dans une compagnie pétrolière comme un chien dans un jeu de quilles. Certains indices au départ ne trompent pas : l’épisode mal écrit va être médiocre, et il l’est. Avec ce genre d’opus, il n’est pas étonnant que l’annulation soit arrivée en fin de saison.

Ce qui faisait l’originalité de la série était de nous proposer un bon polar sans prétention. En compliquant les scripts, le spectateur s’ennuie.

Tous les effets sont téléphonés. Dans le rôle de Mike Marsh, Alan Feinstein nous fait croire à son personnage. Tandis que Vera Miles cachetonne.

On est loin de sa prestation réussie dans le pilote en 1971 en Diana Langston.

L’atout charme de l’opus est la comédienne Kelley Miles en petite amie de Marsh, Marian Belford. Kelley est la fille de Vivian dans l’histoire, et de son interprète à la ville.

Ce qui est complètement raté, c’est l’affrontement entre Vera Miles et William Conrad auquel on n’adhère pas une seconde. Un épisode que je conseille de zapper, même aux admirateurs de Vera qui n’a jamais joué si mal.

Vivian Kaid est censée être froide comme un glaçon et démoniaque. Ses scènes avec Cannon sont des ratages en série, mal agencées.

A la 39e minute, belle scène de cascades où un tractopelle s’en prend à la grosse limousine de notre héros, qui est blessé.

Le twist final ne prend pas. On a du mal à trouver Vivian sympathique après l’avoir tant suspectée. Andrew « Andy » Kaid (John Lehne) en méchant mari de Vivian ne suffit pas à rendre la réconciliation finale avec Cannon vraisemblable. D’ailleurs, la dernière image nous rend la Vivian imbuvable de toute l’histoire. Ces changements de ton nuisent à l’harmonie d’un épisode vraiment mal construit.

Anecdotes

Kelley Miles (1952-) est dans la vraie vie la fille de Vera Miles. Loin d’avoir le talent de sa mère, elle ne compte que 13 rôles dans une courte carrière qui va du soap Des jours et des vies à la série de SF Star Trek deep space nine.


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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » sam. févr. 18, 2017 4:20 pm

05-10- Tel est pris (The melted man) **

Scénario : Norman Lessing. Réalisation : Leo Penn.

Résumé

Cannon, en protégeant la riche Nedra Cameron, doit affronter l’organisation criminelle chinoise des tongs.

La critique

Cet épisode est gâché par l’insupportable Victor Mohica, au jeu surfait, dans le rôle de Steve Portugal, l’amant de Nedra Cameron (Diana Hyland). C’est dommage car l’histoire est originale, mêlant la célèbre organisation criminelle chinoise des Tongs à une intrigue policière relatant une vengeance contre Steve Portugal qui est un assassin d’un certain Morgan.

Les autres comédiens sont bien choisis : dans un rôle attendu, James Hong en Quan Lee, Diana Hyland en Nedra et Jenny Sullivan dans le rôle de sa soeur Casey. Egalement maîtresse de Portugal.

La réalisation n’évite pas certains clichés, rassemblant toute la galerie de ceux attachés à la Chine comme la scène du théâtre. On n’a pas lésiné sur les décors de carte postale évoquant tous l’Asie et ses mystères.

Les meilleures scènes opposent James Hong et William Conrad. Diana Hyland, comme à son habitude, joue bien, mais ne peut éviter un partenaire bien maladroit à l’écran. Dommage.

Nous avons droit à des scènes de suspense stressantes, comme à la 37e minute, lorsque Cannon se retrouve enfermé dans une chambre froide.

Jenny Sullivan, j’en ai été étonné, s’en tire mieux que Diana Hyland déjà talentueuse.

On est surpris par l’identité du meurtrier (spoiler), mais ce qui paraît peu vraisemblable est la victoire de Cannon et du shérif contre les tongs.

La fin de l’opus sans le personnage joué par l’exécrable Victor Mohica est plus plaisante que le début.

Anecdotes

Un des derniers tournages de la fiancée de John Travolta, Diana Hyland (1936-1977), fauchée par le cancer le 27 mars 1977 à 41 ans.

Jenny Sullivan (1946-) a joué à la télévision dans V et au cinéma dans L’autre. Elle a arrêté de tourner en 2004.


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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » sam. févr. 18, 2017 5:18 pm

05-11- La marche nuptiale (The wedding march) **

Scénario : Brad Radnitz. Réalisation : Leo Penn.

Résumé

En service commandé, Nell Dexter, femme policier, se déguise en prostituée pour piéger un sadique. Elle est sauvagement battue et demande à Cannon de l’aider à se venger.

La critique


L’incohérence du script permet à Cannon de marcher dans les plates bandes de la police. L’incompréhension du supérieur de Nell est exagérée. Dans le rôle, Tina Louise s’en tire avec les honneurs.

On comprend que Nell et notre héros se connaissent depuis le temps où Cannon travaillait dans la police.

L’histoire multiplie les personnages au détriment de la compréhension. On apprécie la prestation de l’actrice Paula Kelly qui incarne une prostituée black. Le reste de la distribution fait la part belle à Julie Adams et James Olson.

Dans ses scènes de séduction avec son juge de mari Norman Killian (James Olson), Julie Adams, alors âgée de 49 ans semble un choix maladroit, une comédienne un peu plus jeune aurait convenu.

Cora fait chanter le juge Killian, dont elle sait qu’il est l’agresseur de Nell. Olson nous fait vraiment croire à ce personnage qui, lorsque l’on gratte le vernis, se révèle un parfait salaud.

Mais tandis que l’enquête de Cannon et Nell piétine, on se doute que Cora ne va pas faire long feu avec le chantage dangereux dans lequel elle s’est lancée. Cannon, qui pour une fois ne mène pas une enquête en solo mais avec la femme policier, ne tarde pas à retrouver Cora battue à mort.

A partir de la mort de Cora, la suite est assez convenue, elle correspond à ce que le téléspectateur peut aisément deviner. Les choses se passent même un peu trop facilement, au point que le spectateur sait souvent avant Cannon ce qui va se passer !

Tout cela nuit au suspense. La transformation physique du tueur Rick Harney (Jack Ging) en « Mister Hyde » est un peu grotesque. L’assassin est ainsi repérable cent lieues à la ronde. Car il y a en fait deux méchants et non un.

Lorsque Nell Dexter est battue à nouveau, cette fois par le juge, on tombe dans la répétition, d’autant que Tina Louise ne brille pas par un talent exceptionnel.

J’ai davantage apprécié la prestation de l’acteur Vic Tayback en capitaine Marsh, supérieur intolérant de Nell.

Un épisode mi figue mi raisin qui nous laisse sur notre faim.


Anecdotes

Tina Louise (1934-) tourne toujours alors que sa carrière a débuté en 1955. Elle a souvent été vedette invitée de séries : Opération vol, L’homme de fer, K2000.

https://i58.servimg.com/u/f58/11/53/35/26/05_1110.jpg

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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » sam. févr. 18, 2017 6:43 pm

05-12- Le héros (The hero) **

Scénario : Irving Pearlberg. Réalisation : William Wiard.

Résumé

Une bande de jeunes motards ont inventé une variante de la roulette russe. Pendant ce temps, dans un bar, un homme ivre, Tom Longman, s’interpose entre Paul Rogan et une jeune femme, Ellen Marks, menacée. Rogan veut tuer Longman. Mais assommé, Longman se retrouve avec en mains un couteau ensanglanté et devant lui le cadavre de Rogan.

La critique


Scénario complexe, avec beaucoup de jolies filles au générique : Lee Purcell (200 dollars plus les frais), Deirdre Lenihan, Laurie Walters, Katie Saylor, et un Dean Stockwell bien avant Code Quantum en Tom Longman, fils de général.

On comprend mal comment les deux intrigues vont se croiser. Le père de Tom, le général Longman (Morgan Woodward) demande à Cannon de tirer son fils d’affaire.

Avec ses airs de Sainte Nitouche, on imagine mal Lee Purcell en Vickie, au milieu de la bande de motards. Laurie Walters incarne un personnage de la bande dont le nom n’est jamais cité. Deirdre Lenihan est Dana, l’épouse de Tom.

On comprend à la 18e minute comment les deux fils vont se relier : Paul Rogan (Thom Christopher), défunt membre des motards, était l’amant de Vickie, encore une fois objet d’une erreur de casting avec la douce Lee Purcell.

Le spectateur sait que Tom n’est pas le coupable, mais que la bande va vouloir se venger et le tuer.

Ellen Marks (superbe Katie Saylor) avait de sérieuses raisons de tuer Rogan. Cannon l’interroge en présence de la bande de jeunes, devant le cercueil où repose Rogan.

La bande s’attaque à la maison de Tom, et veut brûler vive Dana Longman qui sans Cannon et son mari n’en aurait pas réchappée.

Cette ultime saison nous offre des scripts compliqués à souhait, dans lequel le spectateur est égaré et y perd son latin. De plus, avec une Lee Purcell pas convaincante une seconde dans son rôle de « dure », nous sommes perplexes.

Pour agir, la bande a troqué les motos contre une fourgonnette. Leur sauvagerie semble parfois inspirée par la bande de Charles Manson. Cannon et Tom se retrouve assiégés. C’est là que Vicky/Lee Purcell démasque celle qui a tué Rogan, Ellen, chose que le spectateur le moins attentif a deviné depuis longtemps.

A terre, ayant reçu une balle, le sort d’Ellen restera un mystère. Cannon l’empêche de l’abattre, mais n’est-elle pas déjà morte ?

On aurait pu s’abstenir de nous infliger une fin moralisante, avec le général, son fils, Dana et Cannon.


Anecdotes

Lee Purcell (1947-) est en pleine actualité avec quatre films au cinéma en 2017 : Love at first glance, Tao of surfing, Chocolate is not better than sex, et prévoit de tourner Into the fire.

Dean Stockwell (1936-), héros de Code Quantum, semble s’être retiré après un épisode de NCIS Nouvelle Orléans en 2015 dans lequel il retrouvait Scott Bakula.

Deirdre Lenihan (1946-) a arrêté sa carrière en 1980 avec un épisode de Lou Grant.

Laurie Walters (1947-), connue pour la série Huit, ça suffit ne tourne plus depuis 1999.

Vedette de la série Le Voyage extraordinaire, la carrière de Katie Saylor n’a pas dépassée les années 70.


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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » dim. févr. 19, 2017 11:01 am

05-13- To still the voice (Inédit) *

Histoire de Robert Heverly et S.S. Schweitzer. Adaptation : S.S. Schweitzer. Réalisation : Leo Penn.

Il s’agit du seul épisode inédit en France.

Résumé

Lors d’une manifestation anti racisme, une militante politique noire est abattue par un blanc lui-même tué juste après. Cannon est engagé pour découvrir s’il s’agit d’un complot.

La critique

Cet épisode nous permet de retrouver la délicieuse et rare Elaine Giftos, que les français ont découverte dans Hawaii Police d’état.

Le thème me paraît un peu trop sérieux pour la série. En 1975, il avait déjà été exploité longuement par le cinéma et la télévision. Cannon est nettement meilleur lorsque les scripts se limitent aux enquêtes de pur détective privé.

Pris entre deux feux, militants noirs et blancs, enlevé, Cannon ne semble pas à l’aise. Les noirs nous sont présentés de façon stéréotypée et caricaturale. C’est très vite ennuyeux.

Le réalisateur n’a pas confié un rôle très intéressant à Elaine Giftos, celui de Margaret, secrétaire pour une association de défense des noirs. On remarque davantage Pamela Bellwood (Dynastie quelques années plus tard) en Louise Bishop, grande bourgeoise.

Personne ne venir voir Cannon chercher la vérité dans cette ville, loin de Los Angeles. Le privé est vite convaincu qu’il s’agit d’un complot, le tueur étant un junkie.

Avec Margaret, Cannon tente, malgré les embûches, de démêler les fils de l’intrigue, tandis que le téléspectateur regarde sa montre. On se croit parfois en pleine affaire Kennedy. Chaque piste mène à une autre sans que l’enquête avance. Frank Cannon n’est définitivement pas dans son élément.

Après beaucoup de bavardages, il faut attendre la 28e minute pour avoir un peu d’action. Les investigations du privé se poursuivent dans la haute société, chez les Bishop.

Episode verbeux, dans une affaire qui relève du FBI et non d’un privé, l’ensemble n’est guère passionnant.

Jordan Price (Herb Edelman) semble détenir la clé de l’énigme. La fin traîne en longueur. Notamment l’épilogue interminable dans le musée où se sont aventurés Cannon et Margaret et ou Price les attend.

Une déception.


Anecdotes

Lorsque Cannon et Margaret pénètrent dans la musée, ils découvrent un papier daté du 15 septembre 1975. L’épisode fut diffusé le 3 décembre suivant.

Elaine Giftos (1945-) a arrêté sa carrière en 2001. C’est une actrice qui s’est consacrée depuis 1969 à la télévision, apparaissant dans Jeannie de mes rêves, Bonanza, Sam Cade, L’homme de fer, Les rues de San Francisco, Dossiers brûlants, L’homme qui valait trois milliards, Hawaii Police d’état, Matt Houston, Magnum, Arabesque, Ally McBeal.

Jenny Sherman ( ?-) qui incarne Lee, a fait une courte mais dense carrière à la TV entre 1975 et 1986. On l’a vue dans Hôpital central, Police Story, Les héritiers (seconde saison du Riche et le pauvre), Section contre enquête, Les rues de San Francisco, Baretta, Chips, 200 dollars plus les frais, Drôles de dames, L’île fantastique, Vegas, Dallas, L’homme qui tombe à pic, Quincy, Hooker, Dynastie, Matt Houston, Magnum.

Pamela Bellwood (1951-) est surtout connue pour son personnage de Claudia Blaisdel dans Dynastie. On l’a vue aussi dans L’homme de fer, Mannix, Police Story, Matt Helm, Baretta, Serpico, La croisière s’amuse, Switch, Arabesque, et au cinéma dans Les naufragés du 747.




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Dernière modification par Patricks le dim. févr. 19, 2017 1:09 pm, modifié 1 fois.

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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » dim. févr. 19, 2017 12:02 pm

05-14- La star (The star) ***

Scénario : Margaret Armen. Réalisation : William Wiard.

Cet épisode de cent minutes (avec publicité pour la diffusion us) fut programmé le 10 décembre 1975 en une seule fois. La France l'a découpée en deux parties.

Résumé

Cannon est engagé pour retrouver le fils de la star Thelma Cain, qui a disparu.

La critique

La production se rendant compte qu’il fallait donner un peu de tonus à cette cinquième saison faiblarde, proposa un hommage à Rebecca (dont nous voyons une scène) avec une histoire de grande comédienne jouée par son héroïne, Joan Fontaine.

La distribution a battu le rappel de vedettes populaires : David Hedison, Dana Eclar, David White et le jeune Richard Hatch récemment décédé.

Joan Fontaine en Thelma est une femme forte, qui n’hésite pas à gifler Cannon, un peu comme si elle voulait prendre sa revanche de passive Mrs de Winter.

Je n’ai jamais trouvé Richard Hatch (1945-2017) bon comédien. Il a plombé la série Les rues de San Francisco après le départ de Michael Douglas, et son titre de gloire restera Galactica.

Ici, il incarne Terence Robert Cain, le fils de Thelma. Il en fait trop, son jeu est approximatif.

On a du mal avec une Joan Fontaine autoritaire, quand on a trop vu Rebecca. Elle engage Cannon après que nous ayons assisté à une tentative de meurtre, puis la fuite de Terence.

David Hedison en secrétaire de Thelma, David Farnum, est impeccable comme d’habitude.

Cette-fois, Cannon revient à ses bases. C’est une bonne enquête, avec un fils peu reluisant recherché par des tueurs. Dans le rôle d’un des méchants, Correll, on reconnaît une figure connue, John Vernon, spécialiste du genre.

On apprécie les décors luxueux, la propriété de Thelma sorte de Manderley moderne. La production n’a pas lésiné sur les moyens et nous avons droit à de nombreux rebondissements. Le maillon faible est Richard Hatch qui parfois gâche certaines scènes.

Bonne surprise, en 1h39, il n’y a pas de temps morts. Au bout d’une heure, la traditionnelle cascade automobile est là pour épater le spectateur.

John Vernon se taille la part du lion en méchant, alors que j’ai trouvé Dana Eclar, son complice dans le rôle de John Brinegar parfois hésitant.

La fin consiste à une prise d’otage de Thelma, dont Cannon et Terence doivent la tirer. Exploitant la grande propriété, on n’a pas cette mauvaise impression de tournage en studio qui fait vieillir tant de séries.

La fin est étonnement non violente : arrestation de Brinegar, suicide par empoisonnement de Correll, et on confond réalité et fiction lorsque Cannon demande un autographe à Thelma.

L’épisode serait une réussite totale sans le choix désastreux de Richard Hatch.

Anecdotes

Joan Fontaine (1917-2013) reste connue pour deux films d’Hitchcock : Rebecca et Soupçons. Elle était la sœur d’ Olivia de Havilland.

David White (1916-1990) incarne le juge Barnett. Il est connu pour avoir été le patron du héros de Ma sorcière bien aimée.

John Vernon (1932-2005) a fait carrière au cinéma : L’inspecteur Harry, L’étau, Josey Wales hors la loi.



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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » dim. févr. 19, 2017 3:25 pm

05-16- Machination (The reformer) ****

Scénario : Larry Forrester. Réalisation : Lawrence Dobkin.

Résumé

Cannon est engagé par le rédacteur en chef d’un journal accusé du meurtre d’une prostituée. Il a été piégé par une autre prostituée, Karla.


La critique

James Matthews (Tim O’Connor) est victime d’un piège. Après une soirée passée en compagnie de Karla Novakovitch (Jeete Sear), il est drogué et l’on retrouve à ses côtés une autre prostituée morte.

Son épouse Emily (Patricia Smith), infirme en fauteuil roulant, engage le privé pour sauver son mari de la prison.

Bizarrement, Matthews refuse qu’on l’aide. Cannon lui rend visite en prison.

On retrouve l’atmosphère des premières saisons. Cette-fois, l’épisode est passionnant, avec le privé devant sauver un innocent injustement accusé.

Les témoins refusent de se mouiller. Agressé par deux hommes, c’est Frank Cannon qui est inquiété par la police. Il se retrouve derrière les barreaux.

Pour sortir de prison, il doit parlementer avec un policier, le capitaine Styles (Ramon Bieri). Notre héros comprend qu’il est tombé dans une machination.

Cannon poursuit son enquête auprès d’un certain Kasiman Grant (Otis Young). Le détective n’hésite pas à aller fouiller dans les dossiers secrets de la police. Il y retrouve le dossier de Karla Novakovitch. Mais se rendant à son appartement, il trouve son cadavre.

Les prostituées ne sont pas de vieux os dans cet opus.

Dans les dédales de cette enquête, on retrouve l’atmosphère et la saveur des enquêtes de détective privé, qui ont été un peu laissées de côté au fil des dernières saisons.

Libéré sur parole, Matthews comprend qu’il a été trahi par l’un de ses collaborateurs, Breedy (Lawrence Pressman). Action, bagarres, poursuites, mystère, tous les ingrédients sont au rendez-vous. Au fond, la recette est simple, et c’est en sortant Frank Cannon de son registre que l’on fait de mauvais épisodes.

Un bon polar où l’on ne se prend pas la tête.

Anecdotes


Otis Young (1932-2001) a été le héros de la série western Les Bannis.

Jette Seear ( ?-) a joué dans Doc Savage arrive, Tu ne m’oublieras pas, Un couple parfait.


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Re: Cannon (1971-1976)

Messagepar Patricks » dim. févr. 19, 2017 4:35 pm

05-17- Scandale à la une (The house of cards) **

Scénario : Robert I. Holt. Réalisation : Kenneth Gilbert.

Résumé

Dans une petite ville, un journaliste, Cleary, disparaît dans un incendie. Son épouse engage Cannon pour établir la vérité. L’homme voulait éradiquer la corruption de sa ville.


La critique

Un épisode qui nous permet de retrouver, encore dans Cannon, la sublime Katherine Justice.

L’histoire se déroule dans un coin perdu et désert de l’Amérique, oublié de la civilisation, un peu comme dans le pilote. Les décors sont splendides, nous faisant découvrir cette Amérique oubliée à la façon d’une autre production de Quinn Martin, Les envahisseurs.

Cannon au cours de son enquête rencontre Julie Foster (Katherine Justice). En jeans et blouson, elle incarne ici une femme assez émancipée par rapport à d’autres rôles qu’elle a tenus. En particulier sa prestation dans la saison 1, épisode L’imposteur en minijupe et bottes de cuir.

Pernell Roberts de Bonanza incarne le rédacteur en chef de « l’étoile du désert », Phil Denton. Il travaille avec Julie. C’est un Roberts étonnamment sympathique que nous découvrons ici, à l’opposé de ses rôles habituels.

Jack Sheffield (Dabney Coleman) qui a des révélations à faire à Cannon est kidnappé. Il est torturé, et nous avons des scènes de violence, d’étranglements, inhabituelles dans la série. Sheffield n’en réchappe pas. Paul Smith (Michael Anderson Jr), l’un de ses deux tortionnaires, le tue avec une sorte d’épée ! Ce qui n’empêche pas qu’on le retrouvera pendu à la 35e minute comme s’il s’était suicidé !

J’ai trouvé l’opus inutilement violent, au détriment de l’histoire. Le réalisateur d’autre part a donné à Katherine Justice un rôle qui ne lui convient pas, gommant toute sa féminité. Son personnage est un contre emploi évident.

Les décors naturels de campagne compensent ce que le script ne nous offre pas.

La présence de Katherine Justice dans un rôle important ne fait pas pour autant un bon épisode. Michael Anderson Jr avec ses airs de gendre idéal est peu convaincant en tueur.

Très prometteur au départ, je pensais mette quatre étoiles, l’épisode se perd en route.

D’ailleurs la fin avec la double identité de Phil Denton et l’apparition cinglante de Madge Cleary (Martine Bartlett) sont complètement bâclées.


Anecdotes


Troisième apparition de Katherine Justice dans la série, dans un rôle différent, après les 1-18 L’imposteur et 2-12 La partie de chasse.

Michael Anderson Jr (1943-) était le héros de la série western Les Monroe.

Cannon tente de parler en espagnol à une mexicaine qui lui répond en anglais un savoureux « What do you want ? »

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